Deux ans. Deux ans que j'ai pu enfin voir ce qu'était le paradis. Et pourtant, nous sommes loin de ce que les gens idéalisent. La plupart du monde rêve d'argent, de gloire. Là-bas, il n'y avait pas d'argent, mais les gens prenaient juste le temps de vivre, et étaient joyeux. Je me souviendrais toujours quand j'ai posé un pied à terre sur ce petit bout de territoire, que je n'ai pas réalisé à quel point ce fut merveilleux. Tellement beau que l'on avait du mal à le croire. Un petit bout de Terre ressemblant fortement à l'Afrique, avec le plus beau lagon du monde, des mahorais plus que accueillant, là toutes les cultures se mélangent. Des lycées plus que magnifiques. Et puis l'océan indien : ses baleines, ses dauphins, ses tortues. Pendant trois semaines j'aurai cru être dans un rêve. Dans un monde où ni le stress existait, ni l'hypocrisie des gens. Tous le monde se respectait. Et c'est en partant, en voyant s'éloigner de plus en plus l'île, en se remémorant toutes les images passées, en disant au revoir à une tante, mais surtout à un oncle que l'on ne reverra plus et qui nous a offert le plus beau des voyages, avec notamment les excursions et le jet ski,que l'on s'aperçoit de la chance que l'on avait. Les derniers paysages qui défilent sous nos yeux à travers le hublot de l'avion, beaucoup de pleurs . Puis on se dit que l'on y retournera. Mais une tragédie vous en empêche l'année suivante. Mais en tenant la promesse, je me suis jurée d'y retourner un jour . . . Pour me remémorer tous les bons moments passés avec un membre de la famille disparu, mais aussi pour revoir ce que c'est la vie, la vrai. Et non la fausse et la superficielle. L'argent rend les gens heureux certes, mais il faut savoir que certains ont une plus belle vie sans en avoir énormément. Et c'est en allant dans des pays comme cela que l'on s'aperçoit de la vrai notion du bonheur.